La Société des Amis
De sa création aux premières actions de formation continue


Dès les premières années de son développement, l’Ecole Supérieure d’Aéronautique et de Construction Mécanique se trouve confrontée à une forte demande de formation, mais avec des moyens financiers insuffisant pour y répondre.

A l’initiative du Colonel Roche, le 30 janvier 1919, les entreprises du secteur aéronautique, intéressées par le niveau de formation de ces ingénieurs, décident alors de coordonner leurs aides financières à l’Ecole en se groupant dans une association (loi de 1901), qui prend le nom de Société des Amis de l’Ecole (SAE) et dont le but est d’apporter un soutien moral et financier à l’ ESACM.

En 1930, l’Ecole est nationalisée et devient ENSA. Le soutien financier de la SAE, qui fut déterminant pour l’Ecole pendant les années difficiles qui suivirent la première guerre mondiale, perd de son importance. La SAE continua cependant, jusqu’à la guerre de 1939, à lui apporter son soutien moral.

Après la libération, la société des amis reprend son activité antérieure qui reste très limitée, jusqu'à ce que

en 1956, l’Ingénieur Général de Valroger, directeur de l’ENSAé, propose de lui confier des taches spécifiques au profit de l’Ecole.

La SAE est alors appelée à jouer un double rôle auprès de l’ENSA : gestion des centres de recherches créés pour la promotion de l’enseignement et organisation et gestion de la formation continue, démarrée par l’Ecole en 1948, au profit de la Direction Technique et Industrielle de l’Aéronautique (DTIA). En effet, de par son statut, l’Ecole ne peut plus assumer ces activités qui commençaient à déborder du cadre de la DTIA.

Le conseil d’administration de la SAE prend alors les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre des « stages de perfectionnement » et la mise en route, dès 1958, des premiers centres d’études et de recherches, notamment en automatisme (CERA) et dans le domaine des micro ondes (CERMO).

Son action se concrétisera en outre par une remise à jour des statuts de la SAE, qui obtiendra la reconnaissance d’utilité publique par décret du 4 août 1961.

C’est en mai 1960 que la SAE concrétise la reprise de l’activité de formation continue en faisant paraître son premier catalogue. Celui ci comporte 26 stages, répartis en 5 séries :

Méthodes modernes mathématiques et de calcul ;
Automatique appliquée à l’aéronautique ;
Aérothermodynamique ;
Missiles ;
Technologie aéronautique.
Complétés bientôt par de nouvelles séries :
Matériaux ;
Electronique et radiotechnique.

Les enseignements sont dispensés par de professeurs de l’Ecole et des ingénieurs en fonction, spécialistes reconnus dans leurs domaines, dont une large part sont des Ingénieurs de l’Air.

Cette nouvelle structure, dans laquelle la formation a lieu sous forme de stages indépendants des cours de l’Ecole, connaît un réel succès. Durant l’année scolaire 60/61, on recense 26 stages pour 236 stagiaires pour arriver en 69/70 à 56 stages pour 1825 stagiaires.


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